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Quel taux d’alcool pour un jeune permis ?

La question du taux d’alcool autorisé pour un jeune permis constitue un enjeu majeur de sécurité routière. Les conducteurs novices sont soumis à une réglementation plus stricte que les titulaires du permis depuis plusieurs années. 

Au sein du Cabinet de Caumont, nous accompagnons régulièrement des conducteurs confrontés à des infractions liées à l’alcool au volant, notamment chez les jeunes titulaires du permis.

Quel est le taux d’alcool autorisé pour un jeune permis ?

Le taux d’alcool pour les jeunes permis est fixé à 0,2 g/L d’alcool dans le sang, soit 0,10 mg/L d’air expiré.

Ce seuil concerne :

  • les conducteurs en permis probatoire (titulaires d’un permis depuis moins de 3 ans ou 2 ans en cas de conduite accompagnée), 
  • les conducteurs en apprentissage (en cours de formation de conduite accompagnée), 
  • le conducteur d’un véhicule de transport en commun,
  • le conducteur dont le droit de conduire est limité à l’utilisation d’un éthylotest anti-démarrage du véhicule,

Ce taux est particulièrement bas dans la pratique et correspond à une absence quasi totale de consommation d’alcool.

Quelles sanctions en cas de dépassement du taux ?

La conduite d’un véhicule avec un taux d’alcool supérieur à celui applicable aux jeunes permis entraîne des sanctions particulièrement dissuasives.

En cas de taux contraventionnel compris entre 0,2 g/L dans le sang (ou 0,10 mg/L d’air expiré) et 0,79 g/L dans le sang (ou 0,39 mg/L d’air expiré) :

  • amende forfaitaire de 135 euros, 
  • retrait de 6 points sur le permis, 
  • immobilisation possible du véhicule, 
  • suspension du permis de conduire (jusqu’à 3 ans),
  • interdiction de conduire certains véhicules (jusqu’à 5 ans).

Pour un très jeune conducteur en permis probatoire, la perte de 6 points peut donc entraîner facilement l’invalidation du permis par perte totale de points.

En cas de taux délictuel supérieur ou égal à 0,8 g/L dans le sang (ou 0,40 mg/L d’air expiré) :

  • emprisonnement (jusqu’à 3 ans), 
  • amende pouvant aller jusqu’à 9000 euros, 
  • retrait de 6 points sur le permis,
  • suspension du permis de conduire (jusqu’à 5 ans),
  • annulation du permis de conduire (jusqu’à 5 ans),
  • interdiction de conduire certains véhicules (jusqu’à 5 ans),
  • interdiction de conduire sans avoir installé un dispositif anti-démarrage par éthylotest électronique (jusqu’à 5 ans),
  • peine de travail d’intérêt général, 
  • peine de jours-amende,
  • confiscation du véhicule,
  • stage de sensibilisation à la sécurité routière. 

Peut-on contester une infraction liée à l’alcool ?

Chaque situation mérite une analyse précise du dossier car certaines erreurs de procédures peuvent affecter la validité :

  • du contrôle d’alcoolémie, 
  • de l’éthylotest ou de l’éthylomètre, 
  • ou encore des conditions d’interpellation. 

Le Cabinet de Caumont intervient afin de vérifier la régularité de la procédure et d’assurer la défense des conducteurs poursuivis pour alcool au volant.

Pourquoi faire appel à un avocat en droit routier ?

Les conséquences d’un dépassement du taux d’alcool pour un jeune permis peuvent être lourdes, notamment en cas de perte totale des points.

Un accompagnement juridique permet :

  • d’évaluer les chances de contestation, 
  • de préparer une défense adaptée, 
  • et de limiter les impacts sur le permis de conduire et la situation personnelle en mettant en place des stratégies de défense efficaces. 

Le Cabinet de Caumont met quotidiennement, depuis plus de 40 ans, son expertise en droit routier au service des conducteurs afin d’apporter des solutions concrètes et adaptées à chaque dossier.

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