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Test positif aux stupéfiants : quelles sanctions ?

La conduite après usage de stupéfiants constitue un délit prévu par le Code de la route. Un test positif aux stupéfiants peut entraîner des conséquences immédiates sur le permis de conduire, mais également des sanctions pénales importantes.

Au sein du Cabinet de Caumont, nous accompagnons les conducteurs confrontés à des poursuites pour conduite après avoir fait usage de stupéfiants, afin de défendre leurs droits et sécuriser leur permis de conduire.

Que signifie être positif aux stupéfiants au volant ?

Un conducteur est considéré comme étant en infraction dès lors qu’un dépistage révèle la présence de substances classées comme stupéfiants (cannabis, cocaïne, ecstasy…).

Contrairement à l’alcool, il n’existe aucun seuil minimal : toute trace détectée suffit à caractériser l’infraction.

Les forces de l’ordre peuvent procéder à un contrôle :

  • de manière aléatoire et d’initiative, 
  • sur instruction du procureur de la République,
  • après une infraction, 
  • ou à la suite d’un accident. 

Un test salivaire positif est systématiquement suivi d’un prélèvement salivaire envoyé en laboratoire (dans certaines situations, une analyse sanguine peut être requise).

Rétention du permis de conduire et suspension administrative 

En cas de test positif aux stupéfiants, les forces de l’ordre peuvent procéder à une rétention immédiate du permis de conduire pour une durée maximale de 120 heures. Cette mesure intervient directement sur le lieu du contrôle et empêche le conducteur de reprendre le volant.

Par la suite, le préfet peut décider d’une suspension administrative du permis de conduire, indépendamment de toute décision judiciaire. Cette suspension est fréquente en cas de poursuites pour stupéfiants au volant.

Quelles sont les sanctions en cas de test positif aux stupéfiants ?

Une situation de test positif aux stupéfiants expose à des sanctions particulièrement lourdes :

  • Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 9 000 € d’amende
  • Jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende (si la personne se trouvait également en état d’alcoolémie)
  • Suspension du permis (jusqu’à 5 ans) 
  • Annulation du permis avec interdiction de le repasser (jusqu’à 5 ans)
  • Interdiction de conduire certains véhicules (jusqu’à 5 ans)
  • Peine de travail d’intérêt général
  • Peine de jours-amendes
  • Obligation d’accomplir un stage de sensibilisation
  • Confiscation du véhicule 
  • Retrait de 6 points sur le permis de conduire 

En cas de récidive, les sanctions s’alourdissent encore :

  • Annulation de plein droit du permis avec interdiction de le repasser (jusqu’à 5 ans)
  • Confiscation obligatoire du véhicule s’il appartient à la personne poursuivie (sauf décision spéciale du juge)

Peut-on contester un test positif aux stupéfiants ?

Il est toujours possible de remettre en cause un test positif aux stupéfiants. Lors d’un contrôle, les forces de l’ordre doivent systématiquement vous proposer de pouvoir demander une contre-expertise de votre prélèvement.

Vous devez systématiquement la demander (surtout si vous contestez un test positif). Cette contre-expertise peut allonger la procédure. Toutefois, cette dernière est gratuite et peut être déterminante sur la suite de la procédure !

Le Cabinet de Caumont intervient notamment pour vérifier :

  • la régularité du contrôle routier, 
  • les conditions du dépistage salivaire, 
  • la fiabilité du prélèvement salivaire ou de l’analyse sanguine, 
  • le respect des droits du conducteur. 

Dans certains cas, des irrégularités dans la procédure peuvent permettre d’obtenir une relaxe ou une réduction des sanctions prononcées.

Quels sont les enjeux pour le permis de conduire en cas de test positif aux stupéfiants ?

Une condamnation pour conduite d’un véhicule après avoir fait usage de stupéfiants peut entraîner des conséquences durables :

  • perte du permis de conduire, 
  • difficulté à conserver un emploi nécessitant la conduite, 
  • impact sur l’assurance automobile. 

Une défense adaptée permet de limiter ces effets, notamment en évitant l’annulation du permis.

Pourquoi se faire accompagner par un avocat en droit routier ?

Face à une infraction pour stupéfiants au volant, les enjeux sont à la fois juridiques et personnels.

Le Cabinet de Caumont propose :

  • une analyse complète du dossier, 
  • une stratégie de défense personnalisée, 
  • un accompagnement devant les juridictions compétentes. 

Chaque dossier étant unique, une intervention rapide permet souvent d’optimiser les chances de succès.

Le Cabinet de Caumont, pionnier en droit routier depuis plus de 40 ans, se tient à disposition pour accompagner chaque conducteur dans ces démarches.

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