Maître de Caumont était l’invité d’Yves Calvi sur Canal+ dans l’émission « L’info du vrai » du 2 avril 2019 au sujet de ces nouveaux « radars tourelles » qui borderont prochainement nos routes.

CARACTÉRISTIQUES DES RADARS TOURELLES

Commercialisés par la société Idemia, le Mesta Fusion 2 est un radar multifonctions qui sera capable de contrôler la vitesse de circulation en fonction du type de véhicule, le respect de l’arrêt imposé par un feu rouge, le respect des distances de sécurité avec le véhicule qui précède, le franchissement d’une ligne continue et, plus tard, le fait que le conducteur soit au téléphone ou que ce dernier porte bien sa ceinture de sécurité.

Pour l’heure, en plus du contrôle de la vitesse des usagers de la route, le radar ne pourra contrôler que le franchissement des feux rouges, y compris ceux aux abords d’un passage à niveau.

Le radar sera perché à quatre mètres de hauteur rendant toute dégradation beaucoup plus difficile. Par ailleurs, sa hauteur lui permettra de scanner jusqu’à 126 véhicules sur cinq voies dans les deux sens de circulation et sur une portée de 100 mètres.

CES NOUVEAUX RADARS SONT-ILS DUS AUX ACTIONS DES GILETS JAUNES ?

Une majorité des radars n’ont pas été détruits mais ont été empaquetés de sacs poubelles. De nombreux radars pourraient de nouveau fonctionner. Toutefois, les pouvoirs publics tarderaient à les remettre en fonction. Serait-ce dû à un manque de main d’œuvre ? Ou les pouvoirs publics redoutent-ils qu’en dégageant ou nettoyant la peinture sur les vitres cela donnerait envie de détruire plus radicalement les appareils ?

En tout état de cause, les nouveaux radars sont développés depuis des années et sont déjà en phase de test à Marseille et à Strasbourg. Les gilets jaunes ne sont donc pas les « responsables » de l’arrivée de ces nouveaux radars.

CES RADARS SERONT-ILS RÉELLEMENT PLUS UTILES POUR LA SECURITE ROUTIERE ?

Selon Maître de Caumont, la sécurité routière ne peut se faire qu’en plaçant des agents de police sur le bord des routes ou dans des voitures banalisées qui intercepteront les contrevenants, les identifieront et prendront des mesures plus ou moins importantes en fonction de la gravité des faits afin de les mettre hors d’état de conduire.

Les photos des radars ne permettent pas d’identifier formellement les contrevenants. Cela permet donc aux conducteurs de contester en disant qu’ils ne sont pas en mesure d’identifier la personne au volant ou au guidon du véhicule. Ces derniers seront redevables pécuniairement de l’amende encourue et ne perdront aucun point.

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